
Je pensais que ma brosse à dents était bête jusqu'à ce que je lise ce blog par la première fois. Etant donné que hier est mort, et demain n'est pas encore arrivé il semblerait donc que nous n'avons pas beaucoup de temps.
J'essayerai d'être bref alors.
Normalement les blogs sont pleins des mensonges, mais les mensonges banals qu’on peut trouver dans la vie de tous les jours telles que 'je t'aime'; 'ne vous inquiétez pas, ceci ne vous fera pas mal’ ; ‘tiens, j'allais juste te téléphoner ; ‘je ne comprends pas, normalement ça me prend des heures’; 'la raison pour laquelle je vous ai appelé à mon bureau c’est que nous avons une tâche qui vas être un vrai challenge pour vous’ ; ou ‘je suis fonctionaire, et je suis ici pour vous aider’.
Aucune trace des mensonges sophistiqués, même pas convaincants.
Je suis un mauvais menteur, et j’ai essayé donc de lire les articles les plus importants de l'histoire de l'humanité pour essayer d'avoir une certaine inspiration pour écrire celui-ci. Si vous voulez être créatif, veillez à cacher vos sources, comme Einstein le disait.
Mais étant un fétichiste incurable, je pouvais juste me concentrer sur les pieds de pages, et j'ai du finalement essayer d’ébaucher ce truc tout seul.
Alors pas de mensonges, pas de structure… pas d’article !.
Et si j'essayais d'être sincère? C'est toujours un risque, surtout s’il y a des inspecteurs d'impôts lisant des blogs là dehors.
Mais je dois l'assumer. Rien de ce que je suis sur le point de développer n'est faux, fabriqué ou exagéré.
Chers lecteurs virtuels, je peux voler.
Mais ceci est un facteur d'importance mineure.
Ce qui m'a emmené à écrire cette petite colonne, c’est ma conviction que nous pouvons tous faire la même chose.
Nous pouvons tous voler indépendamment de notre sexe, de notre race et même de notre poids. Vous avez juste besoin d’une bonne raison et d’un coeur qualifié.
Soyez dévoués, soyez passionnés, soyez insensés, soyez ouverts au ravissement.
Dans le ravissement, la conscience d'être dans le corps disparaît.
L'activité des sens cesse; la mémoire et l'imagination sont absorbées et intoxiquées par la merveille. Le corps et l'esprit sont au beau milieu de une douleur douce et heureuse, alternant entre lueur ardente craintive, impuissance et inconscience complète ; et un charme de l'étranglement.
C'est seulement alors que le corps est littéralement soulevé dans l'espace.
Voici le secret. Voici le tour.
Quand une conscience s’abandonne à une autre sans s’y perdre, on vole.
Les fardeaux du coeur disparaissent, le souffle devient plus profond, l'air plus doux, si tant est qu’on en a besoin; et un papillon cosmique colossal occupe chaque vide, chaque cavité corporelle, chaque désir ardent insatisfait et vous soulève du plancher.
Est-ce que c'est facile ?
Oui et non.
On a besoin d'une raison pour voler. Nous nous confrontons au travail pour lequel tout autre travail n’est que la préparation.
Moi j’ai en trouvé deux : ce sont deux yeux bleus qui me regardent avec tendresse. La partie de la tendresse est plutôt impérative, mais soulagez-vous : les yeux peuvent très bien être d’une autre couleur, à condition qu’ils ne soient pas rouges, là vous courrez le risque de surestimer votre animal de compagnie.
J’en suis donc convaincu. Le miracle du vol existe. J'ai en été témoin. J'ai vu le grand papillon affaiblir les forts, et encourager le faibles ; transformer les imbéciles en hommes sages et les sages en imbéciles ; favoriser les passions, détruire la raison, et dans un mot, tourner tout en désarroi.
Mais il y a une autre chose. N’ayez pas peur de voler. Craindre le vol est craindre la vie.
Si vous sentez la nausée et des picotements partout, aucun doute, vous êtes amoureux ou vous avez la variole.
Volez donc, aimez, et le reste... bon, the rest is silence.
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